Nanotechnologie ou la révolution du XXIème siècle ?

Publié le par PHOTOCAL

Le préfixe « nano » est originaire de la langue grecque. Venant de nannos, qui veut dire nain, il est destiné à devenir un des préfixes les plus utilisés du XXIéme siècle. Il est déjà en train de supplanter des préfixes aussi prestigieux que neuro, cyber, micro ou astro. Chacun d’entre eux a marqué une « mode » scientifique.

Concrètement, nano fait référence au milliardième de mètre. L’unité de mesure pour exprimer cette dimension infinitésimale s’appelle le nanomètre. Il est d'usage de l'écrire en abrégé « nm ». L’homme mesure 1,7 milliard de nanomètres en moyenne. Un objet de la taille d’un nanomètre est 500 000 fois plus fin que l'épaisseur du trait d'un stylo à bille, 30 000 fois plus fin que l’épaisseur d’un cheveu, 100 fois plus petit que la molécule d’ADN. Il correspond à quatre atomes de silicium mis l'un à côté de l'autre. La taille d’un atome est de l'ordre de 0,1 à 0,5 nm. Le rapport entre le diamètre d’une nanomolécule et celui d’un ballon de football équivaut au rapport entre le diamètre de ce ballon de football et celui de la Terre. 
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En bref, les nanotechnologies concernent la conception, la manipulation et la production contrôlée de substances, matériaux, dispositifs et systèmes nouveaux entre 0,2 et 100 nanomètres. En effet, en dessous d’environ 100 nm, les matériaux peuvent acquérir des propriétés nouvelles. Le rapport de la surface sur le volume d’un objet augmente quand sa taille diminue. Cet effet géométrique affecte de manière significative les propriétés physico-chimiques d’une substance. (Quel amateur de chocolat chaud n'a pas remarqué que la poudre de cacao se dilue plus facilement qu’un morceau de chocolat ?) De plus, en dessous d’environ 100 nm, le rôle de la surface d’un objet devient plus important que celui de sa masse. On quitte le domaine de la physique classique pour celui de la physique quantique en passant par la mésophysique où les règles, plutôt que les lois, restent encore à identifier. Les « nanotechnologues » cherchent donc à créer de nouvelles propriétés intéressantes ou à exploiter celles qu’ils connaissent, tout en prenant garde à leurs effets indésirables. 
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« Les nanotechnologies vont entraîner un changement de civilisation » n’hésite pas à affirmer, aux Etats-Unis, la National Science Foundation(NSF) . Jusqu’à aujourd’hui, l’enjeu consistait à changer le monde par l’information. Demain, il s’agira de changer le monde par la matière. « L’ambition des nanotechnologies est de développer le même niveau de contrôle sur la matière que celui que nous avons sur l’information, en programmant la matière à une échelle minuscule », explique Scott Mize, président du Foresight Nanotech Institute. « Notre but dans les trente ans à venir est d’avoir un contrôle tel sur la génétique du système vivant qu’au lieu de planter un arbre, d’attendre qu’il grandisse pour l’abattre et d’en faire une table, on sera capable de faire pousser la table », n’hésite pas à soutenir Rodney Brooks, directeur du Laboratoire d’intelligence artificielle du MIT de Boston.

Téléchargez: A la découverte du Nanomonde (Ministère délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche)
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/brochure/nanomonde.pdf

Site du CNRS
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosnano/

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